Se déplacer en Azerbaïdjan

Se déplacer en Azerbaïdjan coûte peu et demande surtout de la patience hors des grands axes. Bakou dispose d'un métro efficace et d'un réseau de bus dense, tandis que les régions restent desservies par des minibus et par un chemin de fer en cours de modernisation. Les applications de réservation ont largement simplifié la vie des visiteurs depuis quelques années.

Métro de Bakou et carte BakiKart

Le métro, ouvert en 1967, compte trois lignes, 27 stations et environ 41 kilomètres de voies. Il circule de 6 heures à minuit avec un passage toutes les 2 ou 3 minutes. Le trajet revient à 0,60 manat quelle que soit la distance. La carte rechargeable BakiKart s'achète pour 2 manats dans les stations et sert aussi dans les bus, le paiement par carte bancaire ou par téléphone étant désormais accepté.

Bus urbains et navette de l'aéroport

Le réseau BakuBus couvre l'ensemble de l'agglomération, avec des tarifs compris entre 0,30 et 0,60 manat selon la ligne. La navette qui relie l'aéroport Heydar Aliyev au centre coûte environ 1,30 manat et met une trentaine de minutes.

Taxis et applications

Bolt et Uber fonctionnent dans la capitale et affichent le prix avant la course, une course urbaine se situant le plus souvent entre 2,5 et 5,5 manats. Les taxis violets hélés dans la rue utilisent rarement leur compteur, ce qui rend préférable la négociation du tarif au départ.

Marchroutkas et bus régionaux

Les minibus partagés desservent les villages et les petites villes depuis les gares routières, souvent sans horaire fixe puisqu'ils s'élancent une fois remplis. Les autocars vers Gabala, Chaki ou Gandja coûtent de 11 à 14 manats pour un aller simple.

Trains intérieurs et liaisons internationales

Les trains de nuit relient Bakou à Gandja, à Zaqatala et à Lankaran, dans des voitures suisses Stadler mises en service ces dernières années. La liaison nocturne vers Tbilissi a repris en mai 2026, avec un départ à 23 h 10 et une arrivée en Géorgie le lendemain matin, pour 81 manats en classe confort.

Location de voiture et permis

Les grandes enseignes internationales et des loueurs locaux sont présents à l'aéroport et en ville. Le permis de conduire international accompagne obligatoirement le permis national. Beaucoup de visiteurs préfèrent la formule avec chauffeur, plus confortable dans un trafic urbain nerveux.

État des routes et liaisons entre régions

Les autoroutes qui rayonnent depuis Bakou vers Gandja, Guba et la frontière géorgienne ont été refaites et permettent une conduite rapide. Le revêtement se dégrade en revanche dans les vallées de montagne, où une voiture surélevée rend service. Les contrôles de police sont fréquents et les excès de vitesse sanctionnés par des radars automatiques.