Ecoles et enseignement en Azerbaïdjan

L'éducation occupe une place centrale dans la société azerbaïdjanaise, héritière du modèle soviétique et engagée depuis 20 ans dans une ouverture vers les standards européens. Le taux d'alphabétisation avoisine 99,5 % et la scolarisation reste gratuite dans le secteur public. Les familles aisées de Bakou se tournent néanmoins vers les établissements privés et internationaux, dont l'offre s'est beaucoup étoffée.

Organisation de la scolarité

L'école commence à 6 ans et se déroule sur 11 années, réparties entre 4 ans de primaire, 5 ans de collège et 2 ans de lycée. La Constitution rend l'instruction gratuite et obligatoire de 6 à 15 ans, soit les neuf premières années. L'azerbaïdjanais sert de langue principale d'enseignement, tandis que des sections russophones subsistent dans les grandes villes.

Examens d'entrée à l'université

L'accès aux études supérieures passe par un examen d'État organisé chaque été et noté sur 700 points. L'inscription coûte une quarantaine de manats et les meilleurs candidats obtiennent une exonération des droits de scolarité. La sélection reste rude, la compétition se concentrant sur les filières de médecine, de droit et d'ingénierie pétrolière.

Universités publiques et privées

Le pays compte une cinquantaine d'établissements supérieurs, dont environ 38 publics et 11 privés. L'université d'État de Bakou, fondée en 1919, demeure la plus ancienne et la plus vaste. L'université Khazar, créée en 1991, a ouvert la voie au secteur privé, et l'université ADA, issue de l'Académie diplomatique, s'est imposée dans les sciences politiques et la gestion.

Filières francophones et coopération avec la France

L'université franco-azerbaïdjanaise, ouverte en 2016 au sein de l'université du pétrole et de l'industrie, accueille plus de 500 étudiants. Elle enseigne en anglais le génie chimique, la géophysique, l'informatique et le génie pétrolier, et délivre un double diplôme azerbaïdjanais et français avec Strasbourg ou Rennes. Le français reste par ailleurs enseigné dans plusieurs universités de Bakou.

Apprentissage de l'azéri par les étrangers

Les universités de la capitale proposent des cours d'azerbaïdjanais destinés aux étrangers, souvent sous forme de sessions intensives. La proximité avec le turc facilite la progression des personnes qui connaissent déjà cette langue. Le russe rend encore de grands services dans la vie courante, en particulier auprès des générations plus âgées.

Écoles internationales de Bakou

Les familles expatriées disposent de plusieurs établissements, parmi lesquels l'International School of Azerbaijan, qui suit le programme du baccalauréat international, ainsi que des écoles britanniques et turques. Le lycée français de Bakou scolarise les enfants francophones selon les programmes de l'éducation nationale.