Aller en Azerbaïdjan en autocar
L'autocar constitue le mode de transport le plus répandu à l'intérieur de l'Azerbaïdjan, mais son usage international se heurte à la fermeture des frontières terrestres. Depuis mars 2020, le pays refuse l'entrée des voyageurs par la route, une mesure d'abord présentée comme sanitaire puis justifiée par des motifs de sécurité, et reconduite jusqu'au 1er octobre 2026.
Liaisons depuis la Géorgie
Avant la fermeture, plusieurs départs quotidiens reliaient Tbilissi à Bakou par le poste du Pont rouge ou par Lagodekhi et Balaken, en sept à 10 heures selon l'itinéraire. Ces services ne transportent plus de passagers vers l'Azerbaïdjan. La sortie du territoire par la route demeure en revanche possible pour les étrangers, notamment par le Pont rouge.
Liaisons depuis la Turquie et l'Iran
Les autocars turcs venus d'Istanbul, de Trabzon ou de Kars empruntaient la Géorgie et demandaient plus de 30 heures. Les liaisons iraniennes passaient par Astara et Bilesuvar. Ces routes restent fermées à l'entrée, y compris pour les titulaires d'un visa électronique en cours de validité.
Absence de ligne régulière depuis l'Europe occidentale
Aucune compagnie n'exploite de service direct entre Paris, Bruxelles ou Genève et Bakou. Un tel trajet supposerait de combiner plusieurs opérateurs par les Balkans et la Turquie, pour une durée dépassant les 3 jours et un coût rarement inférieur à celui d'un billet d'avion.
Gare routière internationale de Bakou
Le terminal de Bakou, ouvert en février 2009 à l'entrée de la ville sur l'autoroute de Sumgait, gère environ 950 mouvements d'autocars par jour. Il compte quatre niveaux, un hôtel et une galerie marchande. La station de métro Avtovagzal, inaugurée en avril 2016, le relie directement au centre.
Durées et tarifs
Les liaisons intérieures restent bon marché. Bakou rejoint Chéki en 4 heures environ, Gandja en cinq à 6 heures et Lankaran en 4 heures. Les billets se règlent au guichet, en manats, et un trajet de plusieurs heures revient couramment à moins de 20 manats.
Réseau intérieur
Au-delà des autocars, les minibus appelés marchroutkas et les taxis collectifs desservent les bourgs et les villages depuis les gares routières régionales. Ils partent en général une fois remplis, sans horaire fixe, et se révèlent plus rapides que l'autocar sur les courtes distances.