Hymne de l'Azerbaïdjan
L'hymne national azerbaïdjanais porte le titre d'Azerbaycan marsi, la marche de l'Azerbaïdjan. Il associe une musique d'Uzeyir Hadjibeyov à un texte d'Ahmed Djavad, deux figures majeures de la culture nationale du début du vingtième siècle. Composé sous la première république, il a retrouvé son statut officiel après l'indépendance.
Composition de la marche
Uzeyir Hadjibeyov, fondateur de l'opéra azerbaïdjanais et théoricien du mugham, a écrit la musique en 1919. Le poète Ahmed Djavad en a signé les paroles la même année. La partition adopte une écriture de marche et se joue le plus souvent en la mineur, en ré mineur ou en sol mineur selon les arrangements retenus. Le compositeur, également auteur du premier opéra du monde musulman, occupe une place centrale dans la musique savante azerbaïdjanaise.
Adoption sous la première république
La République démocratique d'Azerbaïdjan a retenu cette marche à l'issue d'un concours ouvert aux compositeurs, et elle l'a adoptée en 1920. La soviétisation du pays au printemps de la même année a mis fin à son usage officiel. Les deux auteurs ont ensuite connu des destins contrastés, Ahmed Djavad ayant été fusillé pendant les répressions de 1937.
Rétablissement après l'indépendance
Le Parlement a rétabli la marche comme hymne d'État le 27 mai 1992, quelques mois après la reconnaissance internationale de l'indépendance. Un texte de loi encadre depuis lors son exécution lors des cérémonies officielles, des compétitions sportives et des ouvertures de session parlementaire. La mélodie accompagne également les levers de drapeau dans les établissements scolaires.
Thème du texte
Le texte célèbre l'Azerbaïdjan comme une terre de héros et exalte le devoir de défendre le pays. Il évoque le drapeau tricolore, l'intégrité du territoire et la responsabilité des jeunes générations envers la patrie. Le registre reste celui du patriotisme romantique propre aux hymnes nés dans les mouvements nationaux du début du vingtième siècle. Un fragment des paroles figure sur le billet de cinq manats émis depuis 2006.