Emblème de l'Azerbaïdjan
Les armoiries de l'Azerbaïdjan reprennent les couleurs du drapeau et les organisent autour d'une flamme stylisée. Adoptées au début des années 1990, elles renvoient à la fois aux ressources énergétiques du pays et à son agriculture. Leur composition découle de projets élaborés sous la première république.
Adoption de l'emblème
Le Conseil suprême a adopté l'emblème national par une loi constitutionnelle du 19 janvier 1993. Un concours avait été lancé le 30 janvier 1920 par la République démocratique d'Azerbaïdjan, mais la chute du gouvernement en avril de la même année avait interrompu la procédure. Les travaux ont repris en 1991 et 1992, en s'appuyant sur les projets antérieurs, retouchés avant l'adoption définitive.
Description de la composition
L'emblème prend la forme d'un bouclier oriental à base arrondie, posé sur des rameaux de chêne et des épis de blé. Le fond du bouclier reprend les trois couleurs nationales, disposées en bandes horizontales. Une étoile à huit branches se place au centre, et une flamme stylisée en occupe le coeur.
Symbolique de la flamme
La flamme évoque les ressources pétrolières et gazières du pays ainsi que les feux naturels qui ont valu à l'Azerbaïdjan son surnom de terre du feu. Son dessin reprend une graphie stylisée du mot Allah en caractères arabes. Cette figure relie ainsi la mémoire des cultes du feu et l'économie énergétique contemporaine.
Épis, chêne et couleurs
Les épis de blé qui entourent le bouclier renvoient à l'abondance et à la place des céréales dans l'alimentation, tandis que les rameaux de chêne expriment la force et la jeunesse. Les couleurs suivent la même lecture que celles du drapeau, le vert étant rapporté à l'islam, le rouge au développement et à la démocratie, et le bleu à l'appartenance turcique. L'étoile à huit branches renvoie de nouveau aux peuples turcophones.
Usages officiels
L'emblème figure sur les documents d'État, les passeports, les façades des institutions et la monnaie nationale. Il accompagne le drapeau et l'hymne dans l'ensemble des cérémonies publiques. Son dessin obéit à des spécifications précises que la loi constitutionnelle de 1993 et ses textes d'application encadrent.