Economie de l'Azerbaïdjan

L'économie azerbaïdjanaise repose depuis trois décennies sur la rente pétrolière et gazière de la mer Caspienne. Avec un produit intérieur brut d'environ 74,6 milliards de dollars en 2024 pour dix millions d'habitants, le pays figure parmi les économies à revenu intermédiaire de la tranche supérieure. La question centrale reste la capacité des autorités à préparer l'après-pétrole.

Poids du pétrole et du gaz

Le secteur des hydrocarbures fournit plus d'un tiers du produit intérieur brut, environ la moitié des recettes budgétaires et plus de 90 % des exportations de marchandises. La production pétrolière décline régulièrement et s'est établie autour de 29,1 millions de tonnes en 2024, tandis que la production gazière progresse et a atteint 50,3 milliards de mètres cubes la même année. Ce basculement structure toute la trajectoire du pays.

Croissance et produit intérieur brut

La croissance a atteint 4,1 % en 2024, portée par un secteur non pétrolier en hausse de 6,2 % alors que les hydrocarbures stagnaient à 0,3 %. Le rythme a nettement ralenti ensuite, autour de 1,4 % en 2025. Le produit intérieur brut par habitant avoisine 7 400 dollars.

Inflation et politique monétaire

Après un pic à 13,9 % en 2022, l'inflation est revenue à 8,8 % en 2023, puis à des niveaux nettement plus modérés. La banque centrale a abaissé progressivement son taux directeur, ramené à 7,25 % en mai 2024 après un sommet à 9 %. La stabilité du change contribue à cet apaisement.

Fonds souverain SOFAZ

Le fonds pétrolier d'État, créé en 1999, centralise les revenus tirés des contrats de partage de production. Ses actifs dépassaient 56 milliards de dollars fin 2023 et les réserves de change du pays atteignaient alors 67,7 milliards de dollars. Ce matelas finance une part du budget et absorbe les chocs de prix.

Dépendance et diversification

Les autorités poursuivent un objectif de diversification vers l'agriculture, le tourisme, les transports et le numérique. Les résultats restent inégaux, car le secteur non pétrolier progresse sans compenser le déclin attendu des hydrocarbures. Les exportations hors énergie demeurent modestes, autour de 1,8 milliard de dollars au premier semestre 2025.

Finances publiques et comptes extérieurs

Le budget a dégagé un excédent de 7,9 % du produit intérieur brut en 2023, ramené à environ 1 % en 2024 sous l'effet de dépenses accrues, notamment la reconstruction des territoires repris. La dette publique reste faible, proche de 21 % du produit intérieur brut. Le compte courant affiche un excédent structurel, de 11,5 % en 2023.