Personnalités célèbres en Azerbaïdjan

L'Azerbaïdjan a donné au monde des poètes classiques, des compositeurs, des scientifiques et des sportifs de premier plan. Bakou, ville cosmopolite depuis le boom pétrolier, a vu naître plusieurs figures que l'on rattache aussi à la culture russe ou européenne. Ce panorama réunit les noms les plus souvent cités.

Figures littéraires

Nizami Gandjavi, poète du douzième siècle né à Gandja, reste la référence absolue de la littérature classique. Fuzuli, mort en 1556, a donné au turc azéri son statut de langue poétique majeure. Mirza Fatali Akhundov, au 10-neuvième siècle, a fondé le théâtre national et défendu une réforme de l'écriture.

Musiciens

Uzeyir Hadjibeyov, né en 1885 et mort en 1948, a composé en 1908 le premier opéra du monde musulman et signé la musique de l'hymne national. Vagif Moustafazadeh, disparu en 1979, a inventé le jazz-mugham, que poursuit aujourd'hui sa fille Aziza Mustafa Zadeh. Le chanteur Muslim Magomayev, mort en 2008, a connu une immense popularité dans toute l'Union soviétique. Alim Qasimov compte parmi les interprètes de mugham les plus reconnus à l'étranger.

Scientifiques

Le physicien Lev Landau, né à Bakou en 1908, a reçu le prix Nobel de physique en 1962 pour ses travaux sur la superfluidité de l'hélium liquide. Lotfi Zadeh, né à Bakou en 1921 et mort en 2017, a formulé la théorie des ensembles flous, aujourd'hui largement utilisée en informatique. Le géologue Farman Salmanov a dirigé les grandes campagnes de forage qui révélèrent le pétrole de Sibérie occidentale.

Personnalités nées à Bakou

Le violoncelliste Mstislav Rostropovitch, né dans la ville en 1927, a marqué la musique du vingtième siècle avant de quitter l'Union soviétique. Le champion du monde d'échecs Garry Kasparov, né à Bakou en 1963, y a appris le jeu avant de s'installer à Moscou. Ces trajectoires rappellent le caractère très mélangé de la capitale pétrolière.

Échecs et sport

Teymour Radjabov et Chakhriyar Mamedyarov placent régulièrement l'Azerbaïdjan parmi les meilleures nations mondiales aux échecs, discipline que l'État soutient fortement. La lutte, le judo, la boxe et le taekwondo apportent l'essentiel des médailles olympiques du pays depuis 1996. L'arbitre de touche Tofik Bahramov, dont le nom a été donné au stade national, reste connu pour son rôle dans la finale de la Coupe du monde de 1966.

Arts visuels et cinéma

Le peintre Sattar Bahlulzade et son cadet Tahir Salahov dominent l'art du vingtième siècle. Le scénariste Roustam Ibrahimbeyov, mort en 2022, a coécrit Soleil trompeur, film distingué par l'Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1995. L'artiste Aida Mahmoudova anime pour sa part la principale institution d'art contemporain du pays.